La conscience hébraïque a une horreur absolue de la souffrance a priori. Dieu n'a pas créé un monde pour qu'on ait mal. Si la douleur est arrivée, on la sanctifie a posteriori pour l'empêcher d'être monstrueuse — mais jamais on ne la justifie comme stratégie divine. Le peuple juif s'est laissé prendre au piège d'une civilisation devenue barbare. Critique de la lecture chrétienne qui voit dans la souffrance une intention divine éducative.