Tsédek, Tsedaka et Mishpat : justice, moralité et légalité
Trois notions bibliques fondamentales sont analysées : tsédek, tsedaka et mishpat. La spécificité d'Israël parmi les nations réside dans le pari de faire de la moralité elle-même sa légalité, alors que partout ailleurs ces deux niveaux restent distincts. Cette étude s'appuie sur la première occurrence de ces termes dans le récit de Noé.
frCritères du juge et humilité comme condition de la connaissance
Le Maharal enseigne que le juge doit posséder une longue expérience de vie pour discerner le juste du coupable malgré les apparences. Au-delà de l'intelligence naturelle, c'est l'intelligence divine qui est requise. La qualité essentielle pour accéder à la vérité de la Torah est l'humilité — non comme simple vertu morale, mais comme attitude de pensée indispensable à la connaissance authentique.
frArt, représentation et bénédiction : l'interdit de l'image
Manitou aborde l'interdit de la représentation en lien avec la bénédiction et la malédiction transmises aux générations. Une œuvre d'art peut être porteuse de bénédiction à condition de ne pas s'y asservir. Il distingue entre la césure du Roc (ressourcement) et l'immobilisation dans la loi, et entre répétition figée de l'héritage parental et renouvellement vivant.
frLe mariage : masculin et féminin, jumeau idéal et halakha
Manitou enseigne que chaque personne a un jumeau idéal mais les rencontres parfaites sont très rares, surtout depuis la destruction du Temple. La Torah prévoit le divorce car on ne se condamne pas à l'enfer. Il révèle que le premier usage talmudique de tu aimeras ton prochain comme toi-même concerne le mariage, et explique la coutume du voile (bedeken) comme précaution halakhique.