L'identité juive entre exil et retour
Le juif ne se demande pas qui il est mais à quoi il sert — c'est la question du Ma et non du Mi. Après 2000 ans d'exil et de confrontation aux autres, Israël représente un universalisme par juif interposé. Manitou enseigne que la bénédiction (Berakha) vient de Berekh (genou), lieu où la mère reçoit son enfant. Les sages-femmes (Hakhamot) sont au cœur de la naissance du peuple.
frIsraël embryon du monde à venir
Israël est comme un embryon portant le salut du monde. Chaque civilisation — Egypte, Perse, Grèce, Rome — est renvoyée à la préhistoire quand Israël en sort. La diaspora joue le rôle du placenta nourricier. La vraie raison des commandements est nationale, non religieuse : séparer la nation d'Israël des autres pour qu'elle accomplisse sa vocation.
frL'unité d'Israël : tribus, communautés et retour en Terre
Manitou explique que la différenciation en tribus vient des quatre femmes de Jacob en exil, et s'est perdue sauf pour la tribu de Lévi. De même, la différenciation en communautés (ashkénazes, séfarades, etc.) reflète les peuples parmi lesquels nous avons vécu. L'unité du peuple ne se refait que sur la Terre d'Israël, au fil des générations – processus encore en cours.