Le mariage par Kesseph et le statut de la femme comme sujet
Manitou analyse le raisonnement talmudique sur l'acquisition en mariage (kinyan) par l'argent (kesseph). Il explique que la Torah habilite le mariage par kesseph à condition que la femme soit sujet et non objet de la procédure, pour éviter toute assimilation à un achat. La Guemara s'appuie sur l'analogie avec l'achat du champ d'Ephron par Abraham, non pour comparer femme et champ, mais pour établir la procédure légale du kinyan.
frLes deux cérémonies du mariage juif : Kiddouchin et Nissouïn
Manitou explique la réunion des deux cérémonies du mariage juif — les Kiddouchin (fiançailles halakhiques) et les Nissouïn (entrée au foyer conjugal) — en une seule. Il précise que dès les Kiddouchin, les lois de l'adultère s'appliquent bien que les relations soient interdites avant les Nissouïn, créant une situation de vulnérabilité pour la femme, raison pour laquelle les Sages ont décidé de rapprocher les deux cérémonies.
frKiddouchin par Kesseph : désir, acquisition et les trois procédures du mariage
Manitou analyse pourquoi la Torah orale (Mishnah) a institué le mariage par l'argent (kesseph), dont la motivation est le désir. La différence entre 'prendre' (kikha, ponctuel) et 'acquérir' (kinyan, définitif) est que le kinyan implique un engagement irrévocable — on se marie a priori sans envisager le divorce. Il relie les trois procédures de mariage (kesseph, shtar, biah) aux trois kavim de la Kabbale : hessed, din et rahamim.