Modime Modime : dualisme et hérésie dans la prière
Manitou étudie la Guemara sur les formules de prière considérées comme hérétiques : la répétition de Modime qui suggère deux souverainetés, et la bénédiction limitée au bien qui implique un dualisme. Il relie cela au dialogue judéo-chrétien et à l'obligation de bénir aussi pour le malheur.
frKriat Shema : en hébreu ou en toute langue ?
Manitou étudie la dialectique talmudique sur la récitation du Shema. Rabbi exige l'hébreu en s'appuyant sur Ve'ayu, tandis que les Hakhamim permettent toute langue comprise en s'appuyant sur Shema. Il analyse les implications du mot Shema : comprendre ce qu'on dit et s'engager dans la parole.
frBénédictions sur le bien et le mal : unité de la providence
Manitou étudie la Guemara sur les formules de prière qui risquent d'introduire un dualisme. Il explique les bénédictions Hatov Vehametiv pour le bien et Dayan Haemet pour le mal, montrant que les deux visent à restituer l'unité de la providence divine.
frRabbi Hanina ben Dosa : le serviteur face au roi
Quelle est la différence entre la prière de Rabbi Hanina ben Dosa et celle de Rabban Yo'hanan ben Zakai ? L'un est comme un serviteur face au roi — il reçoit et peut demander. L'autre est comme un ministre — il représente le roi et transmet. Cette distinction éclaire deux modes de relation à Dieu dans la prière.
frLes dommages causés par les animaux - Negiha et Keren
Étude talmudique des catégories de dommages causés par les animaux, en particulier le cas de Keren (la corne). Le cours analyse les versets bibliques servant de source à cette loi, notamment dans le livre des Rois et dans la Torah, et discute la méthodologie d'apprentissage par déduction (Kabala) à partir des prophètes versus la Torah elle-même.
frLes sanctions dans la Torah : maladie de la volonté
Manitou analyse le système des sanctions dans la Torah à partir du traité Sanhédrin. Il explique que la Torah ne légifère que pour l'homme de bonne foi — la transgression est donc une anomalie, une maladie de la volonté plutôt qu'une mauvaise intention. La bastonnade (Malkout) est conçue comme un remède à ce conditionnement psychosomatique qui a mis la volonté en échec.
frLes procédures du mariage dans la Mishnah — Kiddoushin
Introduction au traité Kiddoushin avec l'étude de la première Mishnah : la femme est acquise par trois procédures. Le cours distingue entre la procédure légale du mariage et sa signification profonde, laissée de côté pour l'instant. Rashi précise que l'acquisition est celle d'une épouse et non d'une servante. La Guemara examine ensuite si le mariage peut se contracter par un envoyé ou uniquement en personne.
frIntroduction à la Tefilah — la Amida et ses conditions
Le cours aborde les conditions préalables à la prière selon la Mishnah. La Tefilah ritualisée (Shemoneh Esré) est désignée par le terme halakhique de Amida, car elle se dit debout — dans l'attitude de celui qui comparaît devant un tribunal. Distinction entre Mishnah (formulation officielle de Rabbi Yehouda HaNassi) et Braïtot (enseignements extérieurs). Le mot français « prière » est trop général pour rendre le sens précis de Lehitpalel.
frTsedaka et Hessed – justice, charité et sacrifice expiatoire
La charité peut-elle compenser l'absence de justice ? À partir du verset « la justice élève une nation », le cours analyse la discussion talmudique entre Rabbi Nehounia ben Hakana et Rabbi Yohanan ben Zakai sur le double sens du mot Hatat (faute ou sacrifice expiatoire). La charité dans une société sans justice authentique peut valoir expiation, à condition qu'elle vise à réparer l'injustice et non à se donner bonne conscience.
frAvot et Toladot – degrés d'impureté et transgression du Shabbat
Quelle différence entre Avot (catégories principales) et Toladot (dérivées) dans les lois d'impureté par rapport au Shabbat ? Dans le domaine de la Touma, la distinction est objective et essentielle : on peut contracter une impureté dérivée sans contact direct avec la source. Pour le Shabbat, la distinction est subjective — travail principal ou secondaire reste un travail, seule la gravité (Hashivout) diffère.
frSignes de la fin de l'exil — Souguia de Ketoubot
La Guémara dans Ketoubot traite des signes de la fin de l'exil, à partir d'une halakha sur le couple : si l'un veut monter en Eretz Israël et l'autre refuse, celui qui veut rester ou aller en Israël obtient le divorce à ses droits. Le cours introduit les notions de Mishnah, Beraïta et Souguia, et souligne que cette étude se trouve dans le Talmud de Babylone — élaboré précisément en exil.
frKeren et ses Toladot — les dommages du bœuf
Analyse détaillée de la catégorie Keren (la corne) parmi les Avot Nezikin. Le cours distingue quatre situations : Keren Tam/Mouad croisé avec Keren Ploucha/Moubaré. Les Toladot de Keren incluent Néguifa (charge avec le corps), Néchikha (morsure), Révita (accroupissement) et Béïta (piétinement). La Guémara objecte que certains cas sont déjà explicites dans la Torah et ne devraient pas être classés comme Toladot.
frSource de la Mitzvah de Hanouka — Lo Tassour et Zekhor Yemot Olam
D'où vient l'autorité des Maccabées d'instituer la Mitzvah de Hanouka ? Deux réponses dans la Guémara. Rav cite Devarim 17:11 (Lo Tassour) : la Torah écrite confère aux Sages de chaque génération la prérogative législative. Rav Ne’hemia cite Devarim 32:7 (Zekhor Yemot Olam) : comprendre le sens de l'histoire et de chaque génération. La première source est purement légale, la seconde relève de la compréhension historique.
frLes signes de la fin de l'exil selon la Guemara
Manitou introduit une étude de la braïta de Ketouvot 111a sur l'obligation de résider en Eretz Israël. Il souligne que ce texte, utilisé à tort par les milieux anti-sionistes pour justifier le refus du retour, donne en réalité les signes indiquant que le temps de la rédemption est arrivé. Le cours établit que ce passage n'a pas force de halakha selon les décisionnaires, et relie la tendance au retard en fin d'exil à l'histoire du retour de Jacob de chez Lavan.
frRabbi Hanina Ben Dossa et Rabban Yo’hanan Ben Zakai — Eved et Sar Lifnei HaMelekh
Rabbi Hanina Ben Dossa guérit par la prière le fils de Rabban Gamliel et l'enfant de Rabban Yo’hanan Ben Zakai. Ce dernier reconnaît la supériorité de Hanina dans ce domaine. Distinction fondamentale entre Eved Lifnei HaMelekh (face au roi pour recevoir sa parole) et Sar Lifnei HaMelekh (devant le roi pour transmettre sa parole). Le Eved peut demander car il reçoit ; le Sar représente et transmet.
frMoïse Avdi et Moshé — serviteur et prince devant le Roi
Le verset dit « contre mon serviteur, contre Moïse » — double expression. En tant qu'Eved (serviteur), Moïse est le familier du Roi, présent en permanence. En tant que Moshé (prince), il est convoqué quand le Roi a besoin de lui pour le peuple. Le serviteur d'un roi est comme un roi — parler contre lui c'est parler contre le Roi lui-même. Les deux niveaux justifient l'interdiction de médire de Moïse.
frTimna et les patriarches – l'origine d'Amalek
Le cours analyse le passage talmudique sur Timna, qui désirait rejoindre la famille d'Abraham mais fut repoussée par les patriarches. Devenue concubine d'Eliphaz fils d'Ésaü, elle engendra Amalek. Manitou explore la question audacieuse de la Guemara qui affirme que les patriarches eurent tort de la repousser, et examine comment ce refus d'intégrer une quête sincère – même imparfaite – engendra l'ennemi le plus radical d'Israël.
frHadrat Kodesh ou Herdat Kodesh - splendeur ou terreur devant Dieu
Manitou etudie la Guemara sur le verset Ishtahavu lHashem behadrat kodesh. La these initiale est que l'emotion religieuse nait de la splendeur du monde, mais la Guemara refuse car c'est trop proche du pantheisme. Elle corrige : ne lis pas Hadrat (splendeur) mais Herdat (terreur). L'experience de la terreur devant le chaos du monde est moins dangereuse que l'adoration de sa beaute qui mene a confondre Dieu et le monde.
frKoved Rosh, Halakha leMaasse et conditions de la Tefila
Manitou distingue entre Halakha leMaasse (decision pratique malgre une mahloket ouverte) et Halakha psouka (mahloket entierement resolue). Il explique les conditions prealables a la priere (Koved Rosh) et la difference entre le Din qui aboutit au Psak Din et le Pilpoul qui reste ouvert. Pour la Halakha leMoshe miSinai, il n'y a pas d'elaboration legislative mais seulement de la jurisprudence pour les cas particuliers.
frJacob-Israël, la guerre de Gog et le renouvellement de la mémoire
Manitou étudie une Guemara sur le changement de nom de Jacob en Israël — Israël devient l'essentiel et Jacob le contingent. De même, il arrivera un temps où la sortie d'Égypte sera reléguée devant un événement plus récent. La Guemara identifie cet événement futur comme la guerre de Gog et Magog. Manitou penche pour l'opinion que cette guerre s'est déjà produite entre 1917 et la guerre de Kippour.
frDualisme et bénédictions - Hatov véhamétiv et Dayan Emet
Manitou analyse la Michna et la Guemara sur les formules de prière qui risquent d'introduire une hérésie dualiste. Trois formulations sont examinées : diviser les créatures, ne retenir qu'un visage de Dieu, ou s'adresser à deux divinités. Il explique la différence entre la bénédiction Hatov véhamétiv (pour le bien) et Dayan Emet (pour le mal), en soulignant que l'homme doit bénir aussi bien pour le mal que pour le bien.