Lekh Lekha : le choix d'Abraham et le début de l'histoire d'Israël
Manitou introduit la paracha Lekh Lekha qui marque le passage de l'histoire universelle à l'histoire d'Israël. Il pose la question centrale : pourquoi Abraham a-t-il été choisi, quel potentiel portait-il, et comment a-t-il pu entendre l'appel divin alors qu'il n'avait pas encore changé de lieu ni d'identité ? Le cours explore les premiers versets du chapitre 12 de la Genèse.
frL'art comme devoilement — Torah des douze tribus
L'art n'est pas une creation au sens biblique mais un devoilement de ce que Dieu a cree — c'est une mitzvah. En exil, la Torah a ete restreinte a la piete des rites (tribu de Levi), mais nous sommes douze tribus : architectes, medecins, ecrivains ont aussi leur Torah. Le hidouch (nouveaute) n'est pas une creation mais l'equation personnelle de celui qui transmet. En Israel, l'exigence est de redonner a la Torah ses dimensions completes.
frLa liturgie de Kippour - Kapara collective et Tchouva
Manitou introduit la paracha Aharei Mot en expliquant la liturgie de l'expiation de Kippour. La racine kapara signifie recouvrir la faute puis s'en purifier. Un principe fondamental est que cette liturgie est collective et non seulement individuelle. Chaque membre d'Israel a deux niveaux d'identite : strictement individuel et collectif. La Tchouva (repentir) est une condition sine qua non de la possibilite de l'expiation et du pardon.
frOi li miYotsri, Oi li miYitsri - Le dilemme existentiel de la creature
Manitou explique l'enseignement de Rabbi Shimon ben Pasi sur les deux yuds de Vayitser : malheur a moi du cote de mon Createur, malheur a moi du cote de mon penchant. Si j'obeis a ma nature, mon Createur me punit; si j'obeis a mon Createur, ma nature se venge. Ce dilemme existentiel designe aussi la condition du couple creature-Createur. La Guemara enseigne que le Messie viendra quand ce deuil deviendra insupportable.
frLashon Hara, le mauvais oeil et la psychanalyse
L'exercice principal d'Israel est Lashon Hara — qui contient les lettres de Lashon et Mavet (mort). C'est un peche qui touche trois personnes : celui qui parle, celui dont on parle, celui qui ecoute. Le mauvais oeil (ayin hara) etait une realite connue des anciennes generations. Aujourd'hui, les maladies qui en resultent menent chez le psychanalyste plutot que chez le Rav. L'energie de l'esprit est plus puissante que la meditation.
frLe livre de Job et Moise - La question de la justice divine
Manitou explique pourquoi la Guemara attribue la redaction du livre de Job a Moise. La question de Job (pourquoi le juste souffre) ne se pose qu'apres la revelation de la Torah qui etablit un ordre moral. Le cours aborde aussi l'opinion talmudique selon laquelle la Torah compte sept livres et non cinq, avec des versets ou Moise intervient de son propre genie, notamment lorsqu'il se substitue a Yitro comme guide dans le desert.
frLa Midat HaHessed d'Abraham — une vertu exageree
La mesure de Hessed (bonte) chez Abraham est hypertrophiee, totale, exclusive. Il juge que meme ceux qui ne sont pas en Israel seront sauves — une erreur de la vertu. Ce n'est pas une faute chez Abraham mais une vertu exageree. Quand sa descendance commettra la meme erreur, ce sera impute en faute. La racine de cette possibilite est dans la vertu d'Abraham. Chaque midah des patriarches a necessite un long effort de conquete et d'emergence.
frMetsora - Tahara et Touma, purete et impurete hebraiques
Manitou introduit la parasha Metsora en rappelant que la distinction pur-impur est confiee au Kohen, delegue de la tribu de Levi, elle-meme deleguee d'Israel pour l'humanite. En hebreu, Tahara et Touma sont deux racines differentes (deux realites distinctes), contrairement au grec ou pur/impur sont l'endroit et l'envers d'une meme notion. La vie cree la purete en la transformant en impurete - processus permanent de l'etre vivant.
frBar Mitsva, majorite et les quatre niveaux de reception
Manitou explique que la Bar Mitsva se fait au jour de la puberte - quand on peut donner la vie - contrairement a la majorite moderne (quand on peut la prendre). Il presente quatre niveaux de conscience selon la Kabbale : recevoir pour recevoir (enfance), recevoir pour donner (education), donner pour recevoir, et donner pour donner. Brimer le desir de recevoir chez l'enfant bloque la capacite future de recevoir l'etre du Createur.
frLa Kabbalah veritable et le charlatanisme — Klipa kodemet laperi
Temoignage personnel sur l'etude secrete de la Kabbalah en Afrique du Nord, ou les kabbalistes ne savaient pas que leurs voisins etudiaient les memes choses. Avec l'Etat d'Israel est venu un phenomene de vulgarisation. La regle 'Klipa kodemet laperi' (l'ecorce precede le fruit) explique le charlatanisme inevitable autour de la Kabbalah. La vraie regle : on ne peut pas se tromper soi-meme — celui qui est trompe veut se tromper.