Le Cantique des Cantiques dans le canon biblique
Introduction au Cantique des Cantiques (Shir HaShirim) et à la question de sa canonicité. À travers la Mishnah Yadayim chapitre 3, Manitou présente la discussion talmudique sur les livres qui rendent les mains impures, la controverse entre Beit Shammai et Beit Hillel sur Kohelet, et la célèbre déclaration de Rabbi Akiva affirmant la sainteté suprême du Cantique.
frLe Cantique des Cantiques : la quête et les rencontres
Cours sur le Cantique des Cantiques, analysant le dialogue entre l'amante (Israël) et l'amant (Dieu). Manitou montre comment le texte mêle géographie d'Eretz Israël et symbolique du Temple, et décrit le rythme des rencontres et ruptures successives à travers les chapitres, chaque retrouvaille étant plus précise que la précédente.
frLe livre de Vayikra et les cinq niveaux de la Geoula
Introduction au livre de Vayikra (Lévitique) défini comme livre de la pureté et de la sainteté destiné aux prêtres. Manitou présente la définition midrashique de chaque livre : Bereshit (livre des justes), Shemot (livre de la délivrance). Il analyse le concept de Geoula comme délivrance de l'aliénation à la condition de créature, dont la sortie d'Égypte est l'exemple type.
frLe livre de Job et le juste souffrant
Le cours introduit le livre de Job comme modèle du juste souffrant. Manitou analyse la mise à l'épreuve progressive de Job — d'abord ses biens, puis ses enfants, enfin sa propre chair — tout en soulignant la limite imposée par Dieu au Satan : préserver son âme. Il pose la question de l'implication des innocents dans l'épreuve d'autrui.
frL'Ecclésiaste face à l'existentialisme et le Cantique de l'exil
Manitou confronte l'Ecclésiaste à la philosophie existentialiste, montrant que Kohelet n'est pas sceptique mais pousse le discours de l'absurde à sa limite. Il explique le Midrash des sept marmites : un Hevel qui ne chauffe rien est véritablement vain, sauf s'il existe un huitième jour. Il aborde ensuite le Cantique des Cantiques comme chant de la Galout selon Rachi et le Gaon de Vilna.
frChir Hachirim - réciprocité de l'amour et révélation
Étude du Cantique des Cantiques à travers un midrash de Rabbi Akiva. Manitou explore la singularité de la réciprocité de l'amour entre Dieu et Israël, absente des autres traditions religieuses où l'amour est unidirectionnel. Il distingue entre la religion naturelle, inductive, partant du psychisme humain, et la révélation biblique où le Créateur se manifeste à la créature.
frLe veau d'or - idolâtrie du médiateur et Érev Rav
Analyse de la faute du veau d'or comme idolâtrie du médiateur. Manitou montre que le peuple cherchait à remplacer Moïse par un substitut visible, ce qui constitue le modèle du christianisme. Il aborde la question contemporaine des conversions et de l'Érev Rav, le grand mélange sorti d'Égypte, ainsi que le retard messianique de six heures.
frDeutéronome - la génération du désert et la transmission
Introduction au livre du Deutéronome comme récapitulation de Moïse à la génération née dans le désert. Manitou établit un parallèle entre cette génération charnière et la nôtre, entre l'exil et l'État d'Israël. Il souligne la difficulté de transmettre l'expérience vécue aux générations suivantes et la nécessité de fonder la loi dans l'histoire.
frLekh Lekha - la famille d'Abraham et l'appel divin
Etude du premier verset de la paracha Lekh Lekha et du midrash associe. Manitou pose la question centrale: Abraham ne sait pas ou aller puisque le pays n'est pas indique. L'appel exige une initiative sans mode d'emploi, un pari sans securite. Le cours commence par la genealogie de Terah et introduit le midrash sur l'epreuve d'Abraham.
frLe Veau d'or, le Sinai et la revolution mosaique
Analyse de la faute du Veau d'or comme retour a la religion naturelle et astrologique. Manitou distingue entre les tribus d'Israel eduquees depuis Abraham et le Erev Rav qui a pris l'initiative de l'idolatrie. Il montre que la revolution de Moise remplace la soumission aux lois cosmiques par la loi morale et la liberte.
frParachat Bereshit - lecture de l'histoire humaine dans la Torah
Introduction a la lecture des Parachiot de Bereshit. Manitou explique la necessite d'un recit historique avant le code de la Torah, montrant les phases de l'identite humaine depuis Adam jusqu'a l'apparition d'Israel. Il souligne l'impression de pessimisme qui se degage de cette histoire avant l'election d'Abraham.
frL'unite de l'humanite et les 70 nations - monogenisme biblique
Etude du monogenisme biblique selon lequel toute l'humanite descend d'une souche unique. Manitou explique les trois embranchements de Sem, Cham et Japhet, et montre que le critere de diversification est linguistique avant d'etre biologique. Le chiffre 70 represente l'indice de la multiplicite humaine.
frTerouma - donner et recevoir, l'offrande universelle et le Veau d'or
Etude du verset Veyikhou Li Terouma (qu'ils me prennent une offrande). Manitou explore la dialectique entre donner et recevoir, et explique que l'offrande etait initialement ouverte a tous. Apres la faute du Veau d'or, Moise precise que l'offrande doit venir des Hebreux eux-memes, car l'or non epure produit l'idolatrie.
frJoseph et Juda - deux dimensions messianiques et la reconciliation
Introduction a la paracha Vayigash: la rencontre entre Joseph et Juda. Manitou rappelle qu'Abraham etait un Hebreu en exil a Our Kasdim, pas un Mesopotamien converti, et que les deux dimensions messianiques (Joseph a l'exterieur, Juda en Israel) sont en tension depuis les patriarches jusqu'a leur reconciliation.
frDina, les 13 tribus et l'unite cachee d'Israel
Etude de la descendance de Dina et du mariage de Joseph avec Asnat. Manitou montre comment la 13e tribu apparait par Ephraim et Menache. Il explique que l'unite d'Israel est souterraine et ne se devoile qu'a de rares moments (Sinai, guerre des Six Jours), et que le conflit Joseph-Juda est legitime tant qu'il ne devient pas personnel.
frVayehi - Jacob veut reveler la fin des temps (Aharit Hayamim)
Etude de la paracha Vayehi ou Jacob convoque ses fils pour leur reveler la fin des temps. Manitou explique que la prophetie de la fin s'est cachee de Jacob (Gemara), et analyse l'expression Aharit Hayamim qui revient souvent chez les prophetes, signifiant toujours la fin de l'histoire et non la fin des jours.